Pollution de l’air, des sols, des eaux. Chaque domaine a été “passé à la loupe” par le BRGM et trois Bureaux d’études spécialisés, fournissant à la fois une image nouvelle de l’état réel du territoire, mais aussi une impressionnante quantité de données sur des milliers de points répartis sur les 350 Km² de Ouest Provence.
AIGRETTE (Approche Intégrée de Gestion des Risques Environnementaux d’un TerriToirE) a rendu ses conclusions. La pollution globale ne se lit pas de manière simpliste. La pollution peut être présente dans l’eau, dans l’air ou dans le sol, voire dans les trois. Elle peut être liéeà un polluant déterminé ou à plusieurs, elle peut être large ou très concentrée.
Cette première étude a établi des bases solides et se pose désormais comme un socle de connaissance qu’il convient de faire vivre. Toutes les études de nature environnementales, qui sont réalisées sur le territoire par Ouest Provence, les services de l’État ou des organismes divers seront intégrées au programme AIGRETTE ce qui permettra de donner une idée précise de la progression de la situation,en mieux… ou en moins bien.
Pour cela, a été établie une convention de recherche, qui a pour but de permettre à partir d’une expérience de terrain, de développer un projet de recherche scientifique, d’intérêt général. Ainsi, le logiciel AIGRETTE, (Approche Intégrée de Gestion des Risques Environnementaux d’un TerriToirE) va permettre à toutes les collectivités,qui sont soumises à des pollutions,de pouvoir bénéficier de cet outil d’aide à la décision en matière d’aménagement. Une étude de cette ampleur a nécessité des moyens importants. Malgré une évidente volonté de maîtriser les coûts, la mobilisation des experts et surtout les analyses en laboratoire ont pesé dans la balance. Sur les 800 000 euros de l’opération,150 000 ont été apportés par le BRGM dans le cadre de la convention de recherche. L’Agence de l’Eau a pour sa part versé 75 000 euros, le Conseil Général des Bouches du-Rhône 36 000 euros, quant au Conseil Régional PACA, sa contributions’est élevée à 40 000 euros. A ceci, il convient ne pas oublier les contributions nombreuses dedifférents organismes, ou associations qui ont apporté leur études ou mis à disposition gracieusement leur documentation.
A l'analyse de la situation , qu'ont fournie les bureaux d'études, on a identifié des problemes. Ceux-ci deviennent des enjeux de développement, c'est à dire qu'il faudra absolument les prendre en compte pour avancer dans les projets d’aménagement du territoire. Les enjeux sont enquelque sorte des lignes de mire de l’action stratégiquedu territoire. Ils ont été déterminés dans chaque domaine et peuvent aller du “très général”, au “trèsparticulier”.
> Les enjeux “Air” : si toute l’attention doit être portéesur les poussières, la qualité globalement doitfaire l’objet de mesures collectives d’intervention à très court terme.
> Les enjeux “Sols” : on a identifi é deux enjeux majeurs: surveiller de près le morcellement des terrainsnaturels, que les zones économiques, agricoleset urbaines ont tendance à grignoter. Le maintien de « couloirs » naturels est la garantie de la surviede nombreuses espèces végétales et animales.Traiter la remédiation des sols pollués sur les deuxfriches industrielles de Rassuen et Port-Saint-Louisdu-Rhône. Il s’agit de rendre ces terrains aptes à recevoirun projet d’aménagement.
> Les enjeux “Milieux naturels” : il est impératif depréserver le capital de biodiversité du territoire.Malgré les bouleversements considérables qu’ontconnus les communes et en premier lieu, l’installationdu complexe industriel, les espaces naturelsont démontré une grande capacité à conserver leursrichesses naturelles. Celle-ci est cependant menacée.
> Les enjeux “Eaux” : compte tenu des résultats,ils sont sans conteste les plus nombreux. Les risques“d’eutrophisation” de nombreux étangs voiremême de la Touloubre sont réels. Ce qui signifi equ’une masse d’eau dans laquelle vivent une fauneet une fl ore abondante, subit des pollutions, qui parvoie de conséquence l’asphyxient. Ceci condamne àterme toute vie. La nappe de Crau, doit être soumiseà une surveillance constante, tout particulièrementsous la ZIP de Fos, sous les friches industrielles etles décharges. Globalement le réseau d’eaux souterraindoit faire l’objet d’un traitement particulier, toutcomme le golfe de Fos est également un lieu verslequel convergent de multiples pollutions.
Plan d'action sur Port Saint Louis du Rhône:
ZIP (Zone Industrialo-Portuaire): Contrôle des rejets industriels et STEP.Surveillance de la qualité des eaux.Précautions si curage des canaux(sécurité environnementale et gestiondes sédiments curés). Contrôle de la qualité des organismes filtrants potentiellement accumulateurs (moules, etc.). Autres actions enconcertation avec les sce de l’État Surveillance piézométrique sousd’éventuelles décharges anciennes(secteur Fossette). Surveillance des Dioxines & Furanneset des métaux.
Presqu’île du Mazet : Plan de gestion et aménagementà adapter.
Influence du Rhône: Surveillance et contrôle de l’évolution de la qualité du milieu.
SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIREOUEST PROVENCE
Air> Suivi renforcé des poussières(PM10 et PM2,5).
Sol> Renforcement de la connaissance dela qualité des sols de surfaceet de leur évolution.
Faune et flore> Suivi scientifique sur le long terme del’évolution des placettes écologiques de référence.
Plus d'infos:Numéro spécial Aigrette Ouest-Provence (pdf)



