Les cadavres s'étendent sur un kilomètre. Les courants expliqueraient leur arrivée massive sur cette partie de la plage. Mais quant aux raisons de leur mort… "Il est arrivé qu'on en retrouve dans l'étang, signale un promeneur. Il pouvait s'agir d'une pollution ponctuelle d'un riverain, mais là dans la mer c'est peu probable."
Situé à proximité des lieux, le terminal méthanier fait figure de coupable idéal pour expliquer cette soudaine mortalité. D'autant que selon certaines informations, il aurait débuté des essais il y a peu. "On ne peut rien affirmer, reprend Romuald Meunier. Mais plus on s'approche du terminal, plus les tas de poissons sont importants. Pour réchauffer le gaz liquide, il utilise l'eau de mer avant de la rejeter. Entre-temps elle subit une électrochloration. Peut-être y a-t-il un lien?" Contactée, Sofregaz, société responsable de la construction du terminal souligne: "Nous n'avons pas encore entamé d'essais produisant des rejets en mer. Nous ne savons pas pour quelle raison ces poissons sont morts à proximité de nos installations." Reste aussi à savoir pourquoi d'autres espèces de poissons que les muges n'ont pas péri. Il se pourrait que ces poissons aient été rejetés à la mer par des pêcheurs et soient venus s'échouer sur la plage à la faveur du vent.
article tiré de la provence.fr
photo: Romuald MEUNIER





