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12 Feb
Les flamants roses dans la tourmente
Écrit par Farid |
Lu 476 fois | Publié dans Environnement
 
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Au lieu-dit des cabanes du levant sur la route de la plage Napoléon à Port Saint Louis du Rhône, une scène extraordinaire est offerte aux passants. Des centaines de flamants roses sont regroupés là dans un des rares plans d'eau non gelé de nos zones humides.


La vague de  froid intense et le vent qui balaient nos plans d'eau ont déjà fait un début d'hécatombe parmi les oiseaux et surtout les flamants roses qui hivernent sur notre littoral.
Plusieurs dizaines,  voire centaines d'individus sont déjà morts de froid et d'épuisement.


Le flamant rose (Phoenicopterus roseus) qui nous est communs et que tout le monde à l’habitude de voir dans  nos zones humides, est un superbe oiseau marin protégé. Ces oiseaux se nourrissent essentiellement de plancton, vers, mollusques, poissons, contenus dans la vase et rendus inaccessibles par le gel des plans d’eau.


Comme tout être, sans nourriture l’organisme de ces oiseaux s’affaiblit ; des lors ils ne peuvent plus lutter contre le froid et se déplacer. S’ajoute à cela, le vent qui souffle en rafales empêchant les flamants de décoller et de voler pour rejoindre des cieux plus cléments. À partir de là ils sont à court terme condamnés.


Mais des gens malgré les conditions ont décidé d’intervenir pour sauver quelques oiseaux.
C’est le cas de Jean Paul Gay, amoureux de la nature, riverain cabanonier de l’anse et vice-président de l’office de tourisme de Port Saint Louis du Rhône. « Le problème c'est que l'accès à la nourriture est difficile pour ces oiseaux à cause d’une couche de glace qui couvre la surface, le flamant ne peut plus se nourriture ; c’est triste mais c’est la nature ; on essaye de sauver ceux qui peuvent l’être  ». déclare-t-il.


Alan Johnson le grand ornithologue spécialiste mondial des flamands roses qui était lui aussi sur le front du ramassage et sauvetage des oiseaux affaiblis. Nous précise : « le bilan est de 5 cadavres et 3 bléssés….ceux que nous pourrons sauver seront emmenés et regroupés dans un centre de soin chauffé à 21° au Pont de Gau  ».


Un autre sauveteur, Gérard Casanova, militant associatif environnemental, lui nous souligne l'importance de la préservation de nos zones humides, véritables éco-sysyemes locales "

Il est anecdotique de rappeler  que c’est grâce aux cabanons construits et qui font office de pare à vent que cette anse d’eau n’est pas gelée. Ce qui a pu permettre à ces flamands roses de trouver un abri, certes relatif, grâce auquel les plus résistants  pourront, espérons-le, attendre le redoux annoncé dans quelques jours.

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