Ce Mardi 14 Février se tenait une réunion sur le problème lié aux cabanons qui touche actuellement notre commune. En effet, l’État ordonne la destruction des cabanons d'ici 120 jours par leurs propriétaires, au-delà de ce délai, c'est l’État qui se chargera de cette destruction. L’État justifie cette décision par le risque important d'inondation sur ce territoire.
Les cabanoniers sont venus très nombreux assister à cette réunion ; ceux-ci ne cachent pas leur colère, et leur tristesse est perceptible sur leur visage...
Madame Fabienne Mollon, présidente de l'association des cabanoniers, remercie les personnalités présentes, notamment : Jean-Marc Charrier, Maire de Port Saint Louis Du Rhône ainsi que ses adjoints ; Bernard Granier, président du SAN Ouest-Provence; René Raimondi, Maire de Fos-Sur-Mer et Monsieur Martinez, adjoint au maire de la ville d'Arles : Hervé Schiavetti, Maire d'Arles étant absent au début de la réunion.
Madame Mollon prend donc la parole en commençant par ces mots : « La situation est grave », elle évoque le problème en précisant que les élus ont demandé l'organisation d'une table ronde en préfecture « il est indispensable de sauver nos cabanons ». La présidente évoque la proposition de Monsieur le Maire qui suggère un transfert de gestion des cabanons à la commune avec des AOT (Autorisations d'Occupation Temporaire).
Jean-Marc Charrier, maire de Port Saint Louis, prend la parole et évoque sa « colère sur la façon dont les services de l’État ont pu engager cette décision », il précise n'avoir « pas été mis au courant du courrier » avant qu'il ne lui soit présenté par les cabanoniers. Il traduit cela comme un « mépris des élus et de la population ».
Le maire évoque sa proposition de transfert de gestion à la commune : « Je suis prêt à assumer cette responsabilité ». Il se tourne ensuite vers Madame Mollon pour l'assurer de son soutien : « Vous avez le soutien du maire dans votre démarche. »
Bernard Granier, président du SAN Ouest-Provence s'exprime pour assurer les cabanoniers de son soutien ainsi que de ceux de Monsieur Vigouroux et de Monsieur Vidal, respectivement maires de Miramas et de Grans, absents lors de la réunion. « J'ai passé le message, au-delà des villes concernées, les autres villes du territoire vous soutiennent. On sera là, on vous accompagnera et il y aura du monde!! »
René Raimondi, maire de Fos prend ensuite à son tour la parole. Il déclare : « Je ne peux que vous apporter mon soutien. », « Ce combat n'est pas perdu tant que l'on continu à se battre ».
Monsieur Martinez, adjoint au maire d'Arles déclare tristement que les cabanoniers sont « malgré [eux] en situation précaire » et il espère qu'il y aura une table-ronde et « qu'il en sorte quelque chose de bon et de durable ».
Monsieur Charrier est interrogé par un cabanonier sur la valeur culturelle importante des cabanons, celui-ci répond que « la ville, l’intercommunalité, le Conseil Général et le Conseil Régional reconnaissent la valeur culturelle des cabanons » il ajoute également : « Je ne peux pas accepter que les services de l’État aient décidés seuls de la situation actuelle. »
Hervé Schiavetti arrive alors et prend la parole pour également assurer de son soutien les cabanoniers. Il évoque le « droit à la préservation des cabanons ».
On retiendra pour finir la phrase de la présidente de l'association « On va se battre, tant qu'on est encore debout, on se battra ». On perçoit la très grande émotion de Fabienne Mollon à l'idée que son patrimoine qui est aussi celui de notre ville puisse disparaître...
J. G .





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